mercredi 11 octobre 2017

ILS SONT DE ROITE ??????



Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire et les Constructifs adhèrent à une politique de gauche tout en entonnant un air de droite.

Ils sont de droite, mais ils n’apprécient guère la droitisation de leur parti.

Ils seraient violonistes, sans doute n’aimeraient-ils pas le son du violon dans leur orchestre symphonique. 
Comprenne qui pourra. 
Mais, en fait, ne seraient-ils pas tout simplement des joueurs de pipeau ?

Voilà qui me fait dire qu’il est urgent, pour Les Républicains, de se défaire de ceux qui ne goûtent pas la musique de droite, et de les envoyer chez Emmanuel Macron, le joueur de flûte.

Si Les Républicains ne réagissent pas vite, s’ils ne dénoncent pas la supercherie qui laisse entendre que la politique de Macron est de droite, et s’ils ne radient pas de leur parti les faux frères qui ne servent que de leurre pour faire tomber les sympathisants de droite dans les filets de Macron, alors l’alternance se fera à gauche.

La droite n’existe que si elle est populaire, si sa politique est empreinte de bon sens, si le respect du citoyen, quel que soit son rang social, est de mise, si la protection des plus faibles est assurée.

« Les gens qui réussissent, et les gens qui ne sont rien » : ce n’est pas un langage de droite. 
En revanche, « Travailler plus pour gagner plus » était compréhensible pour tous. 
Une politique qui mettait en œuvre le bouclier fiscal pour éviter l’exil des riches, et défiscalisait les heures supplémentaires pour faire en sorte que les plus petits salaires puissent être confortés, était plus équilibrée que celle qui consiste à prendre des mesures pour les plus aisés d’entre nous sans, dans un même temps, trouver des solutions pour les petits salaires qui ne permettent pas de boucler les fins de mois.

Pour un simple citoyen français, de droite, le sentiment d’appartenir à sa famille et à son pays précède le sentiment d’appartenance à l’Europe. 
L’histoire de notre pays, de notre civilisation, l’attachement à nos racines chrétiennes, le respect des symboles de notre république font vibrer cet homme-là. 
L’ordre et la sécurité doivent structurer une politique de droite, et la démission du général de Villiers prouve que notre président de la République ne va pas dans ce sens-là.

Pas de remise en question des lois Taubira qui gangrènent la lutte contre la délinquance n’est pas un signal de droite, pas plus qu’un manque de lucidité sur la réalité des méfaits d’une immigration de masse, et le non-durcissement de la lutte contre le terrorisme. 

De plus, comme nous l’a dit dans un instant de lucidité ce 
« cher » François Bayrou, l’entourage de Macron est un repaire de socialistes.

Dans ce jeu de massacre où les salariés du secteur privé vont devenir les mouchoirs Kleenex® du système, où les agriculteurs vont mourir du dogmatisme de M. Hulot, où le secteur public ne fera pas les efforts nécessaires et solidaires face à la dépression que subit notre économie, il n’est pas pensable que Les Républicains ne soient pas le fer de lance de l’opposition.

À ceux des Républicains, qui soutiennent Macron et se disent de droite, je propose qu’ils se dépêchent de poser leur candidature à la présidence de ce parti. 
Ils pourront alors vérifier si les adhérents, majoritairement à droite, vont leur faire confiance. 
Les médias posent inlassablement cette question : Laurent Wauquiez sera-t-il capable de rassembler son parti ? 
µJe leur réponds : si Laurent Wauquiez, qui est majoritaire dans sa famille politique, n’est pas en capacité de le faire, alors qui ?

Édouard Philippe, Géral
d Darmanin, Bruno Le Maire et les Constructifs 

adhèrent à une politique de gauche tout en entonnant un air de droite. 
La mystification mise en place par Macron, avec la complicité et la vanité de ces félons, étant petit à petit mise à nue, malheur à ceux qui n’auront rien compris au « film ».


Michel Prade via Bld Voltaire

mardi 10 octobre 2017

ALLOCATIONS FAMILIALES !!!!!


AVEC MACRON, C’EST : FAITES DES PLACEMENTS, PAS DES ENFANTS !


 Ce n’est pas la première fois qu’on s’attaque à l’universalité des allocations familiales. Pour échapper à la réputation de « Président des riches » qui lui colle à la peau, Emmanuel Macron songe déjà à une nouvelle mesure : la suppression des allocations familiales pour les familles les plus aisées. 
Lui qui se veut en même temps « et de droite et de gauche » choisit le pire de la gauche et de la droite.

Bruno Le Maire envisage sérieusement cette hypothèse, affirmant sur CNews que « [cette réforme] pourrait être une mesure juste parce que, quand on a un niveau de revenu élevé, on n’a pas forcément besoin des allocations familiales ». 
À condition, précise-t-il, « qu’on ne se contente pas d’une mesure ponctuelle » et qu’on prenne en compte « l’ensemble de la politique familiale », ajoutant que le projet n’est pas encore sur la table, mais à l’étude, et serait porté par le ministre de la Santé.

Le rapporteur de la commission des affaires sociales de l’Assemblée a même calculé que cette suppression, pour ceux qui gagnent mensuellement plus de 6.000 euros, permettrait une économie d’environ 440 millions d’euros par an.
Le gouvernement, à l’affût de recettes, ne va pas cracher sur ce pactole, tout de même ! 
Sans compter un autre bénéfice : montrer que son budget n’est pas celui des riches.

Ce n’est pas la première fois qu’on s’attaque à l’universalité des allocations familiales. 
En 2015, elles ont été modulées en fonction des ressources, réduites de 50 % et 75 % pour les ménages gagnant respectivement plus de 6.000 et 8.000 euros par mois. 
On ne se souvient pas que le ministre Macron s’y soit alors opposé.

Avant même François Hollande, Alain Juppé avait émis l’hypothèse de fiscaliser ces allocations mais, devant le tollé suscité, avait dû y renoncer. 
Lionel Jospin avait ensuite annoncé la mise sous condition de ressources des allocations, pour l’abolir en 1999. 
Maintenant, l’opinion semble prête : les riches peuvent bien faire un petit effort de solidarité nationale, n’est-ce pas ?

Qui ne voit pourtant qu’en s’attaquant à l’universalité des allocations familiales, on s’attaque à la famille et à un principe fondamental de notre système de protection sociale ?
La question est de savoir si la famille nombreuse est socialement utile ou si c’est un fardeau.

En 1946, l’objectif était nataliste, mais il n’est venu à personne l’idée d’en priver les plus riches.
Ce que les partisans de la suppression passent sous silence, c’est que les plus « aisés » – non ceux qui seront dispensés d’ISF par la faveur de Macron, mais les couples qui ont plusieurs enfants et gagnent à eux deux un peu plus de 6.000 euros – contribuent déjà, plus que les autres, aux divers impôts et taxes.

De plus, dans un système où les retraites sont payées par les cotisations des plus jeunes, une telle réforme serait, non seulement une injustice, mais une faute politique. 
Pourquoi les familles supporteraient-elles seules les charges financières pour élever leurs enfants qui paieront les retraites des autres ? 
Avec une telle mesure, la porte serait ouverte à d’autres abus, comme le remboursement des frais médicaux au prorata des revenus.
La société que nous promet le macronisme est une société égoïste, individualiste, anti-famille, où la réussite se mesure à l’épaisseur du portefeuille. Après tout, les familles nombreuses n’ont pas à se plaindre : si elles ont des enfants, c’est leur choix – à elles d’en assumer les conséquences ! 
Et si, d’aventure, la France manquait d’enfants, on ferait appel, comme en Allemagne, aux immigrés ?
Cette « philosophie » correspond bien à cette mentalité moderne qui considère l’enfant comme un objet de consommation et troque les valeurs humaines contre les valeurs matérialistes. 
Faites des placements, pas des enfants : telle semble être la devise de notre Président !

Philippe Kerlouan via Bld Voltaire

lundi 9 octobre 2017

ARTICLE DE L' EXPRESS DU 08/10/2017 PAR DOMIIQUE DE NORONHA


ACTUALITÉ ÉCONOMIE FINANCES .

PEA, participation, intéressement... Coup de massue en vue sur l'épargne Finances perso Placements

Le PLFSS prévoit qu'à partir du 1er janvier 2018, tous les produits issus des placements (intérêts, dividendes, intéressement, plus-values mobilières... ) seront soumis aux prélèvements sociaux au taux unique de 17,2%, à la date où ils seront perçus. AFP/ Lionel BONAVENTURE

La plupart des produits de l'épargne se verra appliquer le taux majoré de 17,2% des prélèvements sociaux le 1er janvier 2018. Il sera difficile d'y échapper.
Le gouvernement espérait peut-être que l'article 7 du projet de loi pour le financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) se ferait discret tant il représente un véritable coup de massue pour les épargnants. Il prévoit en effet l'application généralisée du nouveau taux majoré de 17,2% des prélèvements sociaux (hausse de 1,7 point de CSG comprise) sur l'ensemble des produits de l'épargne, y compris ceux acquis avant le 1er janvier 2018.  

"Le calcul des prélèvements prendra en compte les taux en vigueur au moment du fait générateur de l'imposition et non plus ceux en vigueur à la date d'acquisition ou de constatation des produits, stipule-t-il. Ainsi, à compter de 2018, l'ensemble des produits seront soumis à des niveaux de prélèvements identiques." 

À partir du 1er janvier 2018, tous les produits issus des placements (intérêts, dividendes, intéressement, plus-values mobilières... ) seront donc soumis aux prélèvements sociaux au taux unique de 17,2%, à la date où ils seront perçus (ou réalisées pour les plus-values) et ne pourront plus bénéficier des taux antérieurs (moins élevés) acquis pendant leur constitution. 
Un changement majeur. 
Auparavant, des plus-values générées une année, étaient soumises aux prélèvements sociaux en vigueur de l'année en question, et non pas à ceux de l'année de la perception effective des gains. 

Exemple, une plus-value réalisée en 2012 supportait un taux de 12%, même si l'épargnant ne la percevait qu'en 2017, celle réalisée en 2015 n'était taxée qu'à 15,5%, même si elle aussi n'était perçue également que cette année. Il n'était taxé que par "tranches de périodes", en fonction de la variation des taux d'imposition. 

Dorénavant, l'intégralité des gains sera soumise à 17,2%, sans distinction d'ancienneté. Une mesure fiscalement pénalisante, surtout pour les placements les plus anciens, quand les prélèvements sociaux étaient beaucoup moins élevés. Car ils n'ont jamais cessé de grimper, passant progressivement de 0,5% en 1996 à 15,5% en 2017. 

Peu d'échappatoire possible

À l'exception des livrets réglementés (livrets A, LDD...) qui conservent leur exonération de prélèvements sociaux, toutes les autres formules d'épargne n'échapperont pas au nouveau taux uniformisé de 17,2%: PEA, PERCO, intéressement, participation sans oublier l'épargne logement (PEL) même si cette dernière ne devrait être impactée qu'à compter de 2021.

Seule mansuétude accordée: "Des réserves sont toutefois prévues afin que les produits acquis au cours d'une période pour laquelle le dispositif fiscal et social garantissait le niveau des contributions applicables ne soient pas concernés par la mesure". Comprendre : par exemple, pour les PEE déjà ouverts, les taux de prélèvements sociaux resteront donc inchangés pendant cinq ans. 

Proposé sous couvert d'équité et de simplification, ce projet soulève de nombreuses interrogations en matière d'application pratique et de mise en oeuvre avec les établissements financiers. 
Nul doute que les discussions parlementaires devraient aller bon train. 

dimanche 8 octobre 2017


19 DEPUTEES ( LR ) RESPONSABLE ET COUPABLES

Voici le nom des 19 députés LR qui veulent interdire de diffuser noms et photos des terroristes

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DIDIER QUENTIN maire et député signataire de la proposition de loi

Brigitte KUSTER, responsable et coupable
Martial SADDIER, responsable et coupable
Émilie BONNIVARD, responsable et coupable
Valérie BAZIN-MALGRAS, responsable et coupable
Jean-Jacques FERRARA, responsable et coupable
Thibault BAZIN, responsable et coupable
Fabien DI FILIPPO, responsable et coupable
Bernard BROCHAND, responsable et coupable
Julien DIVE, responsable et coupable
Nicolas FORISSIER, responsable et coupable
Jean-Pierre VIGIER, responsable et coupable
Alain RAMADIER, responsable et coupable
Olivier DASSAULT, responsable et coupable
Damien ABAD, responsable et coupable
Annie GENEVARD, responsable et coupable
Valérie LACROUTE, responsable et coupable
Didier QUENTIN, responsable et coupable
Sébastien HUYGHE, responsable et coupable
Marie-Christine DALLOZ, responsable et coupable



PROPOSITION DE LOI

N° 186
_____
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUINZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 27 septembre 2017.
PROPOSITION DE LOI
visant à interdire la diffusion du nom de famille et des images
des 
terroristes dans les médias,
(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par Mesdames et Messieurs
Brigitte KUSTER, Martial SADDIER, Émilie BONNIVARD, Valérie BAZIN-MALGRAS, Jean-Jacques FERRARA, Thibault BAZIN, Fabien DI FILIPPO, Bernard BROCHAND, Julien DIVE, Nicolas FORISSIER, Jean-Pierre VIGIER, Alain RAMADIER, Olivier DASSAULT, Damien ABAD, Annie GENEVARD, Valérie LACROUTE, Didier QUENTIN, Sébastien HUYGHE, Marie-Christine DALLOZ,
députés
.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Chaque nouvel attentat donne lieu au même débat : faut-il ou non que les médias divulguent le nom et les photographies du terroriste impliqué ? N’existe-t-il pas un risque d’octroyer à l’assassin une gloire posthume auprès de personnes radicalisées et en quête de modèles ? 
Importe-t-il vraiment au public de connaître l’identité complète et le visage d’un individu que ses actes ont déjà mis hors de la communauté des hommes ? 
Et n’y a-t-il pas une inacceptable distorsion entre la surexposition médiatique dont il bénéficie et l’anonymat où demeurent le plus souvent ses victimes ?
Toutes les rédactions se sont posées, en responsabilité, ces questions qui se nichent au cœur d’enjeux fondamentaux, dont le principal concerne les limitations que la liberté de la presse est susceptible de supporter au nom d’impératifs supérieurs, comme la sauvegarde de l’ordre public ou le respect de la dignité humaine.
Des questions qui se posent avec plus d’acuité encore que le terrorisme islamiste utilise les médias pour propager la terreur mais également ses idées et ses méthodes mortifères ; au point que le juge antiterroriste David Benichou déclarait, dans un entretien accordé à France Inter, le 25 juillet 2016 : « les médias sont l’oxygène du terrorisme ».
Comment, dès lors, peuvent-ils accomplir leur indispensable devoir d’informer les citoyens sans devenir les caisses de résonance de la barbarie ? Rendre les terroristes anonymes dans les médias est une mesure qui permet tout à la fois de limiter les phénomènes de glorification et de mimétisme, sans pour autant entraver le travail d’investigation des journalistes.
En application de la loi du 21 juillet 2016 prorogeant l’application de l’état d’urgence, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a édicté un code de bonne conduite relatif à la couverture audiovisuelle des attaques terroristes qui, parmi d’autres « précautions », préconise : « une vigilance particulière dans le traitement des sujets relatifs à la personnalité ou au parcours des auteurs de ces actes ». Mais pour utiles que soient les recommandations du CSA, elles ne concernent que le secteur audiovisuel et n’empêchent pas l’existence au sein des médias français de pratiques disparates qui annulent de facto les résolutions positives de ceux qui ne diffusent ni l’identité complète ni la photographie des auteurs d’attentat.
La loi du 19 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne déjà la diffusion d’informations permettant l’identification de certains individus, comme un mineur suicidé ou ayant quitté ses parents, ou encore de photographies montrant une personne menottée ou entravée n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation. Elle est donc le cadre adapté pour introduire l’interdiction de diffuser le nom de famille (ce qui n’empêche pas la divulgation du prénom ou des initiales) et/ou des photographies des personnes poursuivies pour un acte de terrorisme ou ayant été jugées coupables d’un acte de terrorisme.

PROPOSITION DE LOI
Article unique
Après l’article 39 sexies de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, est inséré un article 39 septies ainsi rédigé :
« Art. 39 septies. – Sauf avis de recherche du ministère de l’intérieur, est puni de 15 000 euros d’amende le fait de diffuser, de quelque manière que ce soit, le nom de famille et l’image des personnes physiques poursuivies pour un acte de terrorisme ou ayant été jugées coupables d’un acte de terrorisme. »

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samedi 7 octobre 2017

FN ???????

VALEURS ACTUELLES : Politique
Par Laurent Fargues 

Exclusif. Le FN, bientôt rebaptisé «Union nationale» ?

EXCLUSIF. La sœur de Marine Le Pen vient de déposer le nom «Union nationale» auprès de l’Inpi, l’organisme public chargé de protéger les marques. De quoi relancer les paris sur le futur nom du Front national.
Marine Le Pen l'a annoncé dès le mois de juin. Le Front national devrait changer de nom lors du Congrès du parti en mars prochain. Ce sera une manière de symboliser ce que la patronne de l'extrême droite appelle pompeusement la "refondation historique" du FN. Elle espère surtout que cela contribuera à la dédiabolisation qu'elle a engagée depuis 2011 et que cela fera oublier (un peu) le fiasco de son débat télévisé de l'entre-deux tours de la présidentielle.

«J’ai quelques idées de noms qui me plaisent, s’amusait-elle mi-septembre dans Le Parisien. Je ne vous les dirais pas. J’ai bien pris soin de déposer les noms à l’Inpi par des gens tellement anonymes que vous ne les trouverez jamais.» Anonymes ? Pas si sûr. Le 12 septembre, la propre sœur de la présidente du FN, Marie-Caroline Le Pen, a déposé à l’Inpi une demande pour la marque «Union nationale», qui vient d’être publiée au Bulletin officiel de la propriété industrielle du 6 octobre. Seule précaution : elle a effectué la demande sous son nom d’épouse, Marie-Caroline Olivier. Sauf recours, l’aînée des filles Le Pen devrait donc devenir propriétaire de la marque début février, soit quelques semaines avant le grand raout du Front national…

"Gouvernement d'Union Nationale"

«Rien n’est fixé pour le moment, dément Philippe Olivier, le mari de Marie-Caroline et «plume» de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle. Le nom «Union nationale» a été réservé pour une revue ou un blog des députés FN. A priori, ce ne sera pas le nouveau nom du parti. Pour cela, nous allons interroger les adhérents, donc c’est trop tôt.»

Il n’empêche. Depuis plusieurs années, le terme d’«union nationale» revient régulièrement dans la bouche de Marine Le Pen. Dès 2013, elle évoquait la formation d’un «gouvernement d’union nationale» si elle était élue présidente de la République. «Si j’étais amenée à être portée au pouvoir par les Français, je ferais probablement un gouvernement d’union nationale», lançait-elle sur Canal +. Entre les deux tours de la présidentielle, elle promettait encore un «gouvernement d’union nationale» autour de Nicolas Dupont-Aignan comme Premier ministre.

Une chose est certaine, la bataille des noms fait rage au sein de l’extrême-droite. Joffrey Bollée, proche de Florian Philippot, avait réservé le nom «Les Patriotes» dès avril 2015 et vient de poser une option sur «Le meilleur pour la France». Gérald Gérin, l’assistant de Jean-Marie Le Pen, est, lui, propriétaire de «Union des Patriotes», «Le Pen», «Front Patriote», «Front National Libre», «Front National Français» et «Jeanne, au secours». Quant à Emmanuelle Ménard, la députée et épouse du maire de Béziers Robert Ménard, elle a déposé une demande sur «Quand on veut on peuple».

ONPC ( Suite )


ON N’EST PAS COUCHÉ, OU LE SADISME MÉDIATIQUE

Un monde médiatique qui facilite de telles dévastations et s’en repaît devrait être jugé avant de juger.

Pour aimer la controverse et n’avoir pas peur de la polémique, je ne les fuis pas dès qu’elles apparaissent.

Que je sois acteur ou téléspectateur, je ne les récuse pas par principe car la liberté d’expression est un bien trop précieux pour qu’on l’économise.

Mais je hais le sadisme sous toutes ses formes. 
Et surtout le sadisme médiatique. 
Celui-ci, quand il surgit en pleine lumière cynique, ne doit laisser personne indifférent au prétexte du dérisoire ou de l’insignifiance de la péripétie. Ces cruautés en valent bien d’autres.

Je sais que Christine Angot a été engagée par Laurent Ruquier, dans « On n’est pas couché », pour faire advenir le pire et elle dépasse sur ce plan toutes les espérances.

En même temps, elle fait partie de ces personnalités féminines intouchables (artistes, journalistes ou autres) qui bénéficient de ce privilège rare d’être célébrées à hauteur de leur médiocrité ou de leur arrogance. 

La mousse médiatique fait passer leur statut au rang de statue et quiconque s’aviserait d’émettre des réserves serait immédiatement taxé de misogynie.
Christine Angot a eu un comportement honteux avec François Fillon, ne cesse de nous parler de son inceste dans ses livres et est une dialoguiste nulle dans le film de Claire Denis. Mais peu importe.
Elle se permet cependant, au nom de ce que vulgairement on attend d’elle, de faire plus que contredire : d’insulter et de bouleverser Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe du parti Europe Écologie Les Verts. 
Celle-ci a écrit un livre, Parler où, au sujet de l’affaire Denis Baupin (accusé de harcèlement par plusieurs femmes), elle cherche à convaincre celles qui ont été victimes de ce genre d’agressions de libérer leur parole.

Quoi qu’on pense de sa démarche et de sa cause, elles ne sont pas honteuses et je ne vois pas au nom de quoi Christine Angot oppose avec fureur sa condition de victime et son obsession d’une souffrance solitaire et incommunicable pour fustiger une Sandrine Rousseau dont la position est honorable et susceptible, en effet, d’aider qui n’a pas le courage ni l’envie de demeurer tout le temps dans le pré carré de sa douleur.
Pathétique de constater à quel point cette invitée très émue était vouée au massacre, incapable par son tempérament et sa courtoisie de supporter une telle inégalité des armes.

Ce qui s’est déroulé au cours de cette émission, dans laquelle un duo confortablement fort s’en prend à une faiblesse tétanisée par le climat éprouvant et peu digne de ce cirque, a constitué une véritable non-assistance à invitée en danger.

À partir de la cour d’assises, pour avoir connu de multiples affaires de viol, je peux témoigner que l’objectif de Sandrine Rousseau est rien moins qu’absurde. 

Pour beaucoup des victimes, après l’enfermement initial en elles-mêmes, la première libération de la parole a été suivie – et le procès est un moment capital, avec la condamnation de l’auteur, pour qu’enfin elles se vivent comme victimes et non plus d’une certaine façon comme coupables – par des restaurations intimes, psychologiques et sociales.

Sandrine Rousseau m’a fait doublement pitié. À cause de ce qu’elle a subi hier et de ce qu’elle a enduré aujourd’hui.
Ce n’est pas parce que Marlène Schiappa a écrit au CSA pour dénoncer cette ignominie télévisuelle et que, pour une fois, elle a raison que je vais me priver d’intervenir.

On ne m’enlèvera pas de l’idée qu’un monde médiatique qui facilite de telles dévastations et s’en repaît devrait être jugé avant de juger. D’opposer trop souvent son arrogance et son indécence à des détresses désarmées.

Philippe Bilger Magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole